« Nostalgie de la boue » à L’Observatoire des Passions du Centre Pompidou

Le 14 décembre la série photographique Nostalgie de la boue sera présentée au Centre Pompidou pour le dernier rendez-vous de « L’Observatoire des Passions » animé par Philippe Mangeot.

« Passion pour la guerre » sera le thème de la discussion du panel auquel je participerai avec la journaliste Manon Loizeau.

L’Observatoire des Passions
Vendredi 14 décembre 2018, à 19h00
Petite salle – Centre Pompidou, Paris
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Avec un appareil de la Première Guerre Mondial, les photos de Nostalgie de la boue explorent comment la mémoire collective est reconstituée en France, un siècle après la fin de la Grande Guerre. Un passé idéalisé qui, pour certains, est plus rassurant que le présent. La reconstitution de la mémoire comme un miroir des interrogations actuelles.

Voici quelques images de la série: Nostalgie de la boue

Grâce à un appareil photo datant de la période de la Grande Guerre, Nostalgie de la boue explore la reconstitution de la mémoire collective française, un siècle après la fin de la Grande Guerre. Un passé idéalisé par certains, devenant parfois plus rassurant que le présent.

Pendant un an et demi, j’ai sillonné la France et ai photographié une quinzaine de reconstitutions de batailles 14-18. Les photos ont été prises avec un Kodak Vest Pocket, surnommé le « Kodak des soldats », l’un des appareils les plus utilisés par les combattants pendant la guerre. Malgré l’apparence ancienne des clichés, il s’en dégage une sensibilité contemporaine.

Les images de Nostalgie de la boue, tout comme les reconstitutions historiques qu’elles représentent, s’inscrivent dans le présent. Elles fonctionnent comme un miroir de nos interrogations et de nos doutes actuels. On y apprend finalement davantage du présent que du passé.  

Face à l’incertitude de l´avenir, le passé est un ressourcement, où les enjeux sont clairs. Investir la peau d’un héros du passé peut nous permettre de trouver du sens à notre vie quotidienne.

La convivialité de ces reconstitutions et leur aspect ludique créent aussi un lien entre des personnes d’horizon très divers.

La mémoire collective est un perpétuel exercice  de réécriture. Qui sait ce que l’on reconstituera dans un siècle ?

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